Indicateurs

Un indicateur, c’est... ?

« [Traduction libre] … une statistique ou une mesure qui facilite l’interprétation et l’évaluation de l’état d’un élément du monde ou de la société par rapport à une norme, un état de référence ou à un but. » (EPA, 1972)

Un indicateur est une mesure qui nous apprend quelque chose dans un contexte particulier. Pour cette raison, cette mesure nous en dit plus qu’il n’y paraît au premier coup d’œil.

Par exemple, le taux de chômage évalue le chômage chez la population en général ou au sein de certains groupes. Non seulement il nous informe sur le nombre précis de personnes à la recherche d’un emploi, mais il en dit davantage sur la situation de l’emploi en général, et même sur l’économie globale. On a confiance en cette mesure parce qu’elle est significative. Voilà donc la caractéristique dominante d’un indicateur : une mesure qui, dans un certain contexte, nous dit quelque chose de plus que sa simple définition statistique.

Les indicateurs ont l’avantage de condenser et de simplifier l’information. On a donc recourt à un nombre restreint de mesures pour décrire un phénomène parfois complexe, comme la justice ou l’économie.

Il importe toutefois de se rappeler que les indicateurs ne dressent pas un portrait complet d’une situation. À partir des questionnements qu’ils suscitent, ils incitent à l’approfondissement en se référant à des bilans plus complets afin de mieux comprendre les phénomènes sur lesquels ils ont attiré l’attention.

On peut utiliser les indicateurs pour plusieurs choses, selon nos besoins. Par exemple, la RLDD utilise les indicateurs pour communiquer de l’information à la population du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Elle veut ainsi sensibiliser les gens au développement de la région et ce qu’ils peuvent faire pour y contribuer. Les indicateurs peuvent également servir au conseil de ville d’une municipalité pour documenter les membres sur un sujet en particulier, comme l’urbanisme. Ainsi, certains indicateurs les aident à prendre la meilleure décision possible dans un contexte particulier. Par exemple, le pourcentage de logements vides au centre-ville peut indiquer que le marché local est en baisse ou du moins que personne ne veut y habiter. Les dépenses en déneigement peuvent aussi être un indicateur. Par exemple, si dans une ville les dépenses en déneigement augmentent alors que la population diminue, cela peut vouloir dire que la ville s’est étendue en superficie. Donc, l’indicateur de déneigement des rues en est un qui permet d’évaluer l’étalement urbain.

Les indicateurs peuvent aussi évaluer l’efficacité d’une intervention. Dans l’exemple du conseil de ville, celui-ci peut décider d’animer son centre-ville en participant au programme Rues principales. Après cinq ans, si le nombre de logements vides diminue, le conseil saura que sa participation à ce programme a été une bonne initiative.

En ce qui concerne le développement durable, les indicateurs consistent à évaluer le développement ainsi que la durabilité en révélant l’état des écosystèmes (eau, air, sol, animaux, plantes). Ils tiennent compte des objectifs sociaux (équité, bien-être des collectivités) et révèlent les moyens économiques réels dont on dispose. Donc, les indicateurs de développement durable visent à mesurer les objectifs d’une collectivité en termes de durabilité. Pour ce faire, elle doit définir ce qu’est la durabilité.